Il y a parfois des voyages inexplicables où le rêve est si proche de la réalité que l’on ne fait plus la difference.

Les dauphins m’ont réveillée en pleine nuit en me regardant droit dans les yeux… le lendemain matin vers 8h, alors que je pensais impossible que la réalité soit à la hauteur de mes rêves, voilà qu’un pod de dauphins approche en face de notre groupe et qu’ils viennent se coller à nous… avec l’un d’entre eux, on se regarde pendant plusieurs minutes au grès du courant et de la force de notre mouvement presque synchronisé.

Plusieurs fois pendant la semaine, nous avons pris le temps de consciemment ouvrir nos coeurs pleins de reconnaissance pour l’experience que nous vivions ensemble en pleine mer. En réponse, chaque chose que nous avons demandé est venue à nous sans que nous puissions réellement l’expliquer.

Je m’incline devant le grand tout, je m’incline devant la Nature, la magie de la mer, l'amour inconditionnel des dauphins et la beauté de leurs enseignements, la sagesse et la présence infinie de la tortue, la force du vent et l’énergie de l’intention d’un groupe disponible au tout possible.

Une belle et grande leçon de vie.

Voyage en Egypte avec ma chère amie Leina Sato (23 juin au 1er Juillet) 

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First dance

Contact Improvisation in Water

I highly recommend to any aquatic body worker (especially therapists and also my doula colleages)  to attend a workshop of « contact improvisation in water » with the magical Sasha Bezrodnova.
I just did 6 days with her at the Liquid Zome and it has changed me and my practice. Here are the key notions I've experienced in my body: 

Take time to rest in myself
Embrace non-action
Don’t act, just be and rest there
Expand beyond my body
Go until the end of the movement and know it continues
Give a direction and let the movement have it’s own life
If i don’t create resistance with a part of my body, I will go further
Listen to the other’s movement and answer
Be my qualities, develop them into my dance
Rise with my partner aiming for verticality so he keeps his balance
We can keep the connection even in the distance
Become the other’s point of contact and if we both flow, he will then become mine.
When the other is witnessing, I dance for myself and I dance for him too.
When I feel a lot of strength then I shall take it slowly to save that energy and make it last.
I can dance, I am allowed. 

In most aquatic body work trainings, we learn to be a "giver" so that we can be of service of the "receiver".
In this contact improvisation workshop, I was empowered to become one with my sensations and body intuitions with no other agenda.
No need to make the other feel good, no need to be of service, no need to do anything if I don't feel like it.
I connected freely my inner body wisdom, released the present tensions with movement and sound. Seing my intimate strengths and witnesses very clearly with no judgement: I felt the healing energy of the dance.

What's beautiful in my eyes is that I can bring this energy into my work. As a water-doula working mainly with pregnant women and couples, I see the potential that this new way of working is opening.

Giving a relaxation session is amazing, it releases tensions, enhance the vital energy, stretched the muscles and ligaments, helps with blood circulation, gives a chance to the mother to surrender, connect to her baby,  be honored and cared for. This is a already supporting a healthy pregnancy and preparing for birth (for many reasons i can discuss more if anyone is interested) but lets remember that when the women will give birth, she is the one that is at the center of her dance.
The women needs to connect with herself yes but also be autonomous in her movements.
If the women has had opportunities to really express herself and listen to her body, I guaranty that when she will give birth, there is much more chances it will be beautiful as her inner wisdom flourishes.

So for people working with pregnancy in the water, i think this training is a true source of inspiration.
And for the aquatic body workers, i would say (it's only my opinion) it's a "must do", as it will give you time to experience your own dance and reinforce your relationship with the water element. 

Sasha is a great teacher and together with Mario they are brilliant partners to play with, explore and share. 

If you go and enjoy, please write to me so I can hear what you felt and maybe dance together one day.

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photos taken during 'aquatic dance' workshop at Liquid Zome Nov 2017 by Mario Blanco

you can find more of Sasha's & Mario's work here

accoucher à sa façon

Voici un extrait de l'article de Whapio Diane Bartlett intitulé les étapes holistiques de la naissance.  Je le trouve utilise et intéressant... FULL ARTICLE IN ENGLISH HERE 

Cette photo que j'ai choisie pour accompagner l'extrait de cet article à été censurée par Facebook. C'est bien dommage. 

"Durant le temps passé entre les mondes, la plupart des femmes sont debout et se laissent porter par le travail. Beaucoup de femmes se balancent avec les contractions et se penchent vers l'avant durant la majorité des contractions. C'est la sagesse instinctive. Durant le travail, l'utérus se moule vers le haut et vers l'avant, et les femmes bougent naturellement avec leur utérus, facilitant ainsi le processus. Certaines tiennent même leur utérus vers le haut et vers l'avant pendant les contractions... sans avoir jamais été guidées ou encouragées à le faire. Durant la phase de quiétude, les femmes semblent se détendre. Elle peuvent se laisser flotter dans la baignoire ou s'asseoir vers l'arrière. Elles peuvent même s'allonger sur le côté. Quand les contractions reprennent à plein régime au moment des vagues de la naissance, les femmes sont en général de nouveau debout... marchant, se balançant, se penchant. Alors que le travail devient plus intense et se transforme en grandes vagues, la femme sait instinctivement que son bébé est proche et commencera à s'incliner et à se rapprocher du sol. Finalement, lorsque les vagues atteignent leur apogée, les femmes amènent toujours un genou au sol pour adopter une posture agenouillée avec un genou par terre, et l'autre plié. Une mère ne laisse jamais tomber son bébé par terre. Elle s'accroupit au sol, un genou par terre et l'autre plié, pour faciliter la naissance de son enfant. Son partenaire s'accroupit en général devant et par-dessus elle, comme l'Archange, potégeant et observant, soutenant sa famille. L'accompagnant est proche... attendant à être appelé plus près si cela est nécessaire. La plupart des mères mettent au monde leur enfant seules. Les bébés en général ne tombent pas de l'utérus quand leur mère est présente et impliquée instinctivement dans l'accouchement, alors elle n'a besoin de personne pour l'attraper. Les mains de la mère savent quoi faire... comme toujours... et une assistance est rarement nécessaire. Le bébé arrive dans les mains de la mère et elle pose doucement son bébé sur le matelas préparé pour lui par terre.

Remarque à propos des autres positions...

Les femmes passent parfois d'une posture sur les genoux à une posture à quatre pattes durant la phase des grandes vagues. Il s'agit d'une posture courante car la mère en travail peut ainsi soulager son dos du poids du bébé et s'appuyer sur ses bras en se penchant vers l'avant. Une mère ne fera cela que si un accompagnant ou le compagnon aident à la naissance car la femme sait instinctivement que son bébé est maintenant derrière elle et qu'elle ne peut pas le recevoir elle-même. Souvent les mères confient après la naissance que la position à quatre pattes était logique sur le moment mais qu'elles sont déçue d'avoir manqué la naissance de leur enfant. Quelqu'un d'autre attrape le bébé et de nombreuses femmes que j'ai connues n'opteront plus pour cette position.

Les femmes semblent ne pas apprécier la position accroupie soutenue. Elle sont totalement dépendantes de quelqu'un d'autre pour les tenir durant la mise au monde, souvent le partenaire, et alors le partenaire ne voit pas facilement voir son enfant naître. Cela met aussi la mère dans un état inconfortable... devant dépendre de quelqu'un pour les tenir pendant la naissance alors qu'ils savent instinctivement que ce n'est pas vraiment nécessaire. Je me suis rendue compte que la position accroupie soutenue est une position qui est recommandée par l'accompagnant à la femme, plutôt qu'une position qu'elle choisirait naturellement. Egalement, dans une position accroupie soutenue, j'ai vu des femmes avoir des difficultés à courber leur dos durant le réflexe d'éjection fœtal auquel Michel Odent fait référence.

Semi-assise, la position plus populaire culturellement, est la position la plus difficile pour mettre au monde un bébé. C'est une question de géométrie sacrée. Quand une femme s'assoit sur son coccyx, qui est exactement là où elle est assise quand elle est penchée vers l'arrière, elle ferme le canal de la naissance. Durant le travail, le coccyx recule naturellement pour que le bébé puisse s’accommoder. Quand la femme s'assoit dessus, il faut mobiliser beaucoup d'efforts pour que le bébé passe au-dessus du coccyx. Cela se termine en général par des poussées dirigées, avec les jambes vers les oreilles et souvent beaucoup de cris et d'ordres prononcés. Même s'il c'est préférable à la position allongée sur le dos ou dans les étriers, je n'ai jamais vu une femme choisir cette position, ou avoir besoin de le faire. En fait, d'un point de vue physiologique, s'allonger sur le dos est une position plus facile pour le travail parce que le coccyx peut bouger avec moins d'efforts que lorsque la mère est assise dessus. Les mères n'aiment pas s'allonger sur le dos pour la mise au monde car intuitivement elles savent que ce n'est pas naturel est que cela créé plus de travail pour l'utérus qui va vers le haut et l'avant.

Quand une femme est assise sur son coccyx – c'est exactement ce qu'elle fait quand elle est allongée en arrière – elle obstrue le canal de la naissance. Pendant le travail, le coccyx recule spontanément pour que le bébé puisse s’accommoder dans le bassin. Quand la femme s’assoit dessus, cela demande une grande force pour faire passer le bébé par-dessus le coccyx. Cela se traduit par des poussées difficiles et guidées, avec les jambes aux oreilles et souvent beaucoup de cris et de coaching. Même s'il est préféré psychologiquement de s'allonger sur le dos ou les pieds dans les étriers, je n'ai jamais vu une femme choisir cette position, ou avoir besoin de le faire. En fait, d'un point de vue physiologique, s'allonger sur le dos est une position plus aisée parce que le coccyx peut se dégager avec moins d'effort que quand la mère est assise dessus. Les mères n'aiment pas s'allonger sur le dos car elles savent intuitivement que ce n'est pas naturel et que cela créée plus de travail pour l'utérus qui va vers le haut et l'avant.

Les femmes qui optent pour un accouchement dans l'eau peuvent parfois rester en position semi-assise. Cela fonctionne dans l'eau parce que la mère peut facilement se redresser à l'arrivée du bébé, permettre au coccyx se libérer et au bébé d'arriver au couronnement.

La position allongée sur le côté gauche est choisie par les mères qui veulent rester dans leur lit ou contraintes à y rester pour certaines raisons. Cela semble fonctionner sans difficulté, puisque cela égalise la pression sur le périnée mais les femmes reportent que c'est très inconfortable de devoir avoir une jambe soutenue au moment de la naissance.

Ce que j'ai appris des femmes qui accouchent est qu'elles trouvent instinctivement la position qui fonctionne le mieux pour elles... en général la position à genoux. Quelle que soit la position choisie par la femme... semi-assise ou à quatre pattes ou à genoux... il s'agit de la position naturelle sur le moment. Il n'y pas de position correcte pour la naissance. Cela dépend de chaque femme et de chaque accouchement. Mes expériences m'ont montré que les femmes choisissent souvent une position à genoux hors de toute empreinte culturelle."

Lire l'article en entier: https://accoucheralamaison.ch/les-etapes-holistiques-de-la-naissance/